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Un petit geste pour la planete

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Mes livres sur Babélio

Publié par nefer13500

 

 

 

Maât est, dans la mythologie égyptienne, la déesse de l'ordre, de l'équilibre du monde, de l'équité, de la paix, de la vérité et de la justice.

Elle est l'antithèse de l'Isfet (le chaos, l'injustice, le désordre social, …).

 

 

 

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Maât et son principe.

 

 

 

Maât représente la justice divine, l’ordre universel. Elle est le fondement de la monarchie.

Archétype divin, elle est aussi un principe philosophique sur lequel repose toute la civilisation égyptienne : celui de vérité, de justice, d’équilibre et d’harmonie.

Nous retrouvons l’idée de rectitude, symbolisée par la plume "rectrice". Le désordre doit céder la place à l’ordre ; Ifset doit laisser la place à Maât.

Si Maât, l’ordre, n’est pas présent, Ifset prend sa place.

On recherche le bien dans tout ce que l’on fait au quotidien, le geste juste et parfait, le mot juste, la pensée juste.

Equilibre et perfection sont de rigueur.

La conscience de l’homme lui dit s’il est ou non dans "la Maât".

Dans le taoïsme, la voie du milieu correspond à la notion égyptienne de justice, vérité, harmonie divine.

 

 

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Peu de sanctuaires ont été dédiés à cette déesse (sont connus Karnak et Deir-El-Mediney) mais elle est omniprésente dans les temples car elle fait partie des offrandes du pharaon. Pour les artisans chargés de creuser et orner les tombes des pharaons et des reines (Thèbes Ouest : vallée des Rois, vallée des Reines), le principe de Maât était le principe de vie, la loi quotidienne.

 

 

 

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Maât et le jugement dernier.

 


Dans les représentations du jugement dernier , le cœur du défunt était déposé dans l’un des plateaux de la balance.

Dans l’autre plateau, était mise la statue de Maât, ou sa plume la représentant. Un cœur plus lourd que la plume et le défunt n’avait pas accès au royaume d’Osiris, dieu de la régénération, de résurrection.

Seule une vie conforme à la Maât permettait de conduire à l’immortalité, à l’état de "Maâty", le "juste de voix".

Pour passer ce tribunal vers l’au-delà, le défunt devait également dire la "déclaration négative", c’est-à-dire la liste de ce qu’il n’avait pas fait, indiquant par là ce qu’il avait réellement fait et qui était alors considéré comme étant dans la Maât.

 

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La pesée de l 'âme  

 

 

 

Dans la pesée de l'âme, Maât, aussi légère qu'une plume, est le contrepoids du cœur qui doit être aussi léger qu'elle pour que le ka, l'âme du défunt, puisse accéder au monde des bienheureux. Elle est représentée par une femme coiffée de la plume d'autruche ou simplement par cette plume elle-même.

 

À une époque plus tardive, « maât » signifie également la vérité ou la connaissance juste de soi.


 

Toute la civilisation, toute la pensée, tous les actes égyptiens reposaient sur ce principe divin. La stabilité des deux royaumes de Haute et Basse Egypte lui en est redevable. Maât était omniprésente.

 

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"Tu es cette justice (plume), qui est apparue dans la Terre Divine Oh! Mort; qu'Osiris a apporté à Horus, qu'il a fixé sur lui, pour le témoignage du juste de voix, qui fut juste de voix contre ses ennemis..."

Extrait du Livre des Morts

 

 

 

 

 


 

  Images du net

 

 

 

 

 

 

 

 


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